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vendredi 21 octobre 2016

Manchots Barjots

Un jeu de Bruno Cathala, Matthieu Lanvin
illustré par Rémy Tornior
édité par Bombyx
2016



Nombre de joueurs : Pour 2 à 5 joueurs

Age : 10 ans et +

Durée d'une partie : env. 30 minutes

Mécanismes :
  • Collections
  • Majorité
Le thème :
Manchots

But du jeu :
Pour sauver vos manchots de la fonte des glaces, choisissez judicieusement lesquelles de vos recrues farfelues partiront à la conquête des Zones stratégiques (l'Antarctique, le désert, la jungle, la ville et la Lune) et lesquelles iront saboter les plans de vos adversaires.

Descriptif éditeur :
Peut-être manchots, mais surtout barjots !
Déjantés, désespérés, ces manchots vont vous en faire voir de toutes les couleurs.

Il ne tient qu’à vous de conquérir le monde ! Car la banquise fond et vos manchots comptent sur vous pour prendre possession de la jungle, du désert, de l’antarctique, des villes et de la lune ! Il vous faudra les jouer judicieusement, passer à vos voisins les manchots de moindre valeur et espérer obtenir la majorité dans une des zones convoitées à la fin des 8 tours. Mais prenez garde – ces manchots ne sont pas barjots pour rien. Un manchot saboteur armé d’explosifs ou espion n’est jamais bien loin…

Un jeu de majorité, fun et rapide, pour tous les barjots qui se respectent !

Un jeu simple, avec des coups tordus à tous les tours !

Parfait pour les apéros et les soirées entre amis.

Ce que j’en pense :
Dans Manchots Barjots, les cartes sont numérotées de 1 à 9, à raison de 18 cartes pour chacune des 5 Zones stratégiques (l'Antarctique, le désert, la jungle, la ville et la lune).
Chaque joueurs reçoit 18 cartes, qui vont constituer sa pioche, et en prend deux pour former sa main de départ.
La partie va ensuite se jouer en huit tours de jeu, chacun composé de 3 phases :

  • Recrutement : Chaque joueur prend deux cartes de sa pioche.
  • Infiltration des saboteurs : Chacun choisit, parmi ses cartes en main, une carte à donner à ses voisins directs (une carte à gauche et une à droite). Il en recevra deux en échange, qu'il ajoutera à sa main.
  • Débarquement des troupes : Chaque joueur choisit une carte de sa main et la pose face cachée. Lorsque tout le monde a joué, les cartes sont dévoilées et alignées devant soi. Les cartes appartenant à la même zone stratégique sont rangées ensemble, formant des familles.

On passe alors au tour suivant, et ainsi de suite jusqu'à la fin du huitième tour.

Il va falloir ensuite déterminer les majorités pour chaque zone stratégique en comptant le nombre de points des cartes les constituant.
Le joueur étant majoritaire dans une zone marquera autant de points que ceux qu'il aura sur les cartes encore en main appartenant à la même zone.
Ceux qui ne sont pas majoritaires, marqueront autant de points que ceux de la carte de plus petite valeur en main appartenant à la même zone.
Ceux qui n'ont aucune carte d'une zone ne marqueront aucun point pour celle-ci.

Le joueur ayant le plus de points aura gagné la partie.

Sous des apparences légères induites par le titre, les illustrations et la règle, Manchots Barjots est un petit jeu malin qui ne manquera pas de faire réfléchir (parfois même un peu trop si l'on joue avec des calculateurs), malgré une part de hasard bien présente (pioche + cartes spéciales avec pouvoir). Il faudra déjà une ou deux parties pour bien assimiler le décompte des points (on ne compte pas les points des cartes constituant ses collections, mais ceux des cartes encore en main). Il sera donc nécessaire d'optimiser sa main au maximum pour faire le bon choix entre jouer une carte, la garder ou la donner, sans avantager l'un ou l'autre de ses adversaires lors de la phase de draft.
Si le début de partie peut être joué de façon assez désinvolte, la tension progressera sans cesse pour être à son comble lors des deux derniers tours. Une carte mal placée pourra ainsi engendrer des retournements de situation désagréables.
Avec un format horaire de 20 à 30 minutes, le jeu sera idéalement sorti en fin de soirée ou comme pause entre deux gros jeux.
Meilleur à quatre ou cinq, on évitera le jeu a deux avec les joueurs virtuels, qui nous a semblé de moindre intérêt.

Au final, on ne se fiera pas aux apparences trompeuses de la boîte. Manchot Barjots est un jeu sympathique et malin, aux règles simples, doté d'une certaine profondeur ludique. Il ne dépareillera pas au sein de toute bonne ludothèque.

Ce jeu s’adresse :
Grand public
Public familial

Les points positifs :
Règles simples,
Parties rapides,
Décompte des points original.

Réserves :
Peut être (trop) long avec certains joueurs.

Matériel :
90 cartes de bonne qualité aux illustrations humoristiques dans une boîte métallique en relief.







La fiche du jeu Manchots Barjots sur Jedisjeux.

La fiche du jeu Manchots Barjots sur Tric Trac.


La fiche du jeu Manchots Barjots sur le site de l'Association philÔjeux.

jeudi 20 octobre 2016

Dungeon Saga - La Quête du Roi Nain

Un jeu de Jake Thornton
illustré par ...
édité par Mantic Games
2016 (VF)



Nombre de joueurs : Pour 2 à 5 joueurs

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : entre 30 et 120 minutes

Mécanismes :
  • Dungeon Crawler
Le thème :
Médiéval fantastique

But du jeu :
Pour les Héros : Ouvrir la dernière porte marquée d'un X.
Pour le Maître du donjon : Mettre un des Héros Hors de combat, ou empêcher les Héros de gagner avant la fin du temps imparti.

Descriptif éditeur :
Il y a plus d'un millénaire, Valandor, le plus grand héros de tous les temps, est mort en combattant pour protéger les vies de ceux qui l'entouraient. Son fabuleux héritage profite aux peuples du continent tout entier. Aujourd'hui, le sorcier déchu Mortibris convoite les secrets du pouvoir de Valandor. Ne reculant devant rien pour les obtenir, il pille et profane des sites sacrés à la tête de ses répugnants serviteurs morts-vivants. Seuls les héros les plus intrépides osent s'opposer à lui. Venus des quatre coins de Mantica et rassemblés par le hasard, ils s'enfoncent bravement dans les profondeurs, prêts à affronter toutes les horreurs qui les y attendent...

Héros, c'est ici que commence votre quête !

Lancez-vous dans une aventure épique pour 2 à 5 joueurs avec le jeu de plateau Dungeon Saga. Avec ses figurines finement détaillées et ses règles que vous découvrirez en jouant, cette boîte contient tout ce dont vous avez besoin pour transformer une simple table en un mode riche et immersif, peuplé de héros et de monstres. Vous pouvez jouer une partie indépendante en à peine 30 minutes, ou enchaîner les aventures conçues avec le plus grand soin pour des heures et de heures d'exploration de donjon dans les règles de l'art.


  • Une campagne narrative épique
  • Une atmosphère fidèle aux grands classique des jeux « de quêtes »
  • Des règles simples qu'on apprend en jouant
  • Des personnages qui évoluent au fur et à mesure de leurs aventures
  • Des donjons en 3D créés à partir d'illustrations superbes, de portes, de tonneaux, de bibliothèques et de bien d'autres accessoires !
  • 26 figurines détaillées et déjà montées en plastique coloré
  • Une boîte évocatrice à l'apparence d'ancien grimoire


Un joueur joue le rôle du terrifiant Maître du donjon, à la tête des forces maléfiques, et les autres se partagent les puissants Héros. Chaque Héros possède ses forces et ses faiblesses, et la coopération est la clé de la victoire. Le puissant Barbare peut massacrer plusieurs ennemis à la fois mais il n'a qu'une armure légère et est donc vulnérable face aux ennemis les plus forts. Si le Guerrier nain n'est pas aussi puissant, il est plus régulier en combat car son épaisse armure lui permet de résister à la plupart des attaques. La Patrouilleuse elfe n'est pas une guerrière aussi aguerrie qu'eux. Elle préfère rester à distance pour profiter aux mieux de ses talents affûtés d'archère. Enfin, il y a le Sorcier. Si ses compagnons se moquent parfois de son inaptitude au combat, c'est souvent sa magie qui leur apporte la victoire. Si les autres Héros parviennent à le maintenir en vie, bien sûr.

Ce que j’en pense :
Dungeon Saga est le jeu de plateau issu du jeu de figurines Kings of War du même éditeur (Mantic Games) 
Comme tous les jeux d'exploration de donjon, les parties de Dungeon Saga se déroulent en une succession de tours jusqu'à ce que les conditions de victoire d'un des deux camps soient réunies.
Un tour de jeu est appelé un round. Chaque round se divise en trois étapes :

  • Les tours des Héros,
  • Le tour du Maître du donjon,
  • La fin du round.

Les joueurs incarnant Les Héros commenceront par déplacer (ou pas) leur figurine (ou une de leurs figurines), puis leur fera faire une action (ou pas) parmi :
- Combattre
- Tirer
- Lancer des sorts
qui seront les trois actions de bases, auxquelles seront rajoutées des actions spécifiques à certaines aventures.
Toutes ces actions permettront de progresser dans les couloirs et les salles, de vaincre les créatures du donjon, d'explorer les coffres et d'interagir avec les autres éléments du décor.

Une fois que toutes les figurines Héros auront effectué leur action, le joueur incarnant le Maître du donjon pourra jouer une ou plusieurs créatures en fonction de l'aventure choisie et des cartes qu'il aura en main.
Après un éventuel déplacement, chaque créature pourra effectuer un action parmi :
- Combattre
- Tirer
- Lancer des sorts
qui seront les trois actions de bases, auxquelles seront rajoutées des actions spécifiques à certaines aventures.

Les tours s'enchaînent ainsi jusqu'à la victoire des Héros ou du Maître du donjon.


On retrouve dans Dungeon Saga tous les ingrédients d'un très bon dungeon crawler qui n'est pas sans rappeler, pour les plus âgés d'entre nous, l'excellent Heroquest (MB) et le non moins excellent Advanced Heroquest (Games Workshop), édités tous les deux autour des années 1990.
On hérite du premier la relative simplicité des règles, le mobilier abondant pour une meilleure immersion dans le thème, les différentes cartes (sorts, matériel,...), les scénarios pré-construits et la possibilité de les jouer en campagne.
On hérite du second les règles avancées, les dalles modulables, les figurines abondantes et un donjon révélé au fur et à mesure de la progression.
Outre ces éléments ludiques, Dungeon Saga introduit également des mécanismes propres. Les règles spécifiques de déplacement (arc avant, arc arrière, engagement et désengagement), et les malus de combat associés, apportent une réelle dimension tactique à la progression du groupe de héros. L'action collective sera d'autre part mise en avant par les spécification de chaque Héros, ayant pour conséquence le maintien d'une réelle cohésion du groupe pour espérer terminer l'aventure de façon victorieuse. Enfin, et contrairement aux jeux pré-cités, le Maître du donjon n'est pas là que pour ralentir la progression des Héros. Sa figurine est dotée d'objectifs propres et elle pourra également évoluer (augmenter de niveau) au fur et à mesure des aventures.

En conclusion, Dungeon Saga n'a pas à rougir de ses aînés. Sans transformer le genre, il parvient à communiquer aux joueurs ce petit souffle "épiludique" si caractéristique des jeux d'exploration. La simplicité des règles et la progression en difficulté des différentes aventures permet aux joueurs une immersion dès la première partie. Enfin, équilibre et tension sont présents tout au long du jeu. A essayer.

De plus l'éditeur nous gratifie d'un bon suivi éditorial avec la sortie de plusieurs extensions.
Sont déjà parues, dans l'ordre :
Le Retour de Valandor : La suite directe de l'aventure commencée dans la boîte de base.
Les Cryptes infernales : Nouvelle aventure, nouveaux lieux, nouveaux monstres.
Le Compagnon de l'Aventurier : Indispensable, contient tout le matériel pour créer ses propres donjons, ses aventures, ses Héros, ses Monstres, pour jouer en coopération et en solo, ...
Le Seigneur de Galahir : Nouvelle aventure, nouveaux lieux, nouveaux monstres.

Toutes les extensions contiennent des dalles de sol, des figurines, le livret d'aventures et de nombreuses cartes.

Ce jeu s’adresse :
Joueurs confirmés,
Joueurs motivés.

Les points positifs :
Règles simples et évolutives,
Les tours s'enchaînent sans temps mort,
Matériel de qualité,
On y trouve ou retrouve toutes les sensations des jeux d'exploration.

Réserves :
Figurines un peu fines, certaines tordues.

Matériel :
Abondant. Les boîtes contiennent de nombreuses figurines (dont certaines sont malheureusement tordues), des dalles de sol illustrées et marqueurs en carton épais, des éléments de décor en plastique (coffres, armoire, tables,...), de nombreuses cartes de bonne qualité. Le tout rangé dans une magnifique boîte en forme de grimoire dont l'agencement sera malheureusement difficile à optimiser une fois le matériel sorti et les punchs boards dépunchés.





La fiche du jeu Dungeon Saga : La Quête du Roi Nain sur Tric Trac.

dimanche 13 décembre 2015

Broom Service

Un jeu de Andreas Pelikan et Alexander Pfister
illustré par Vincent Dutrait
édité par alea
2015



Nombre de joueurs : Pour 2 à 5 joueurs

Age : 10 ans et +

Durée d'une partie : entre 45 et 60 minutes

Mécanismes :
  • Bluff
  • Choix simultanés
  • Management - Choix de cartes
Le thème :
Fantasy

But du jeu :
Le vainqueur est le joueur détenant le plus de points de victoire après sept manches.

Descriptif éditeur :
Que les balais vrombissent et les potions surgissent !
Incarnez sorcières, druides et cueilleurs, maîtres dans l'art de la concoction d'étranges breuvages, et faites livrer vos puissantes potions dans tout le royaume grâce au “Broom Service”.

Principe du jeu :
À chaque manche, les joueurs choisissent 4 cartes Rôle parmi les 10 qu'ils ont en main, puis les joue une à une, chacun leur tour. Sur chaque carte figurent une Action Brave et une Action Lâche. Les Actions Braves vous procurent des effets très puissants, là où les Actions Lâches ne vous donnent que des avantages limités. Mais attention à ne pas être trop gourmand : si vous choisissez de l'Action Brave et qu'un autre joueur joue la même carte plus tard dans ce tour, il peut vous voler le Rôle et vous empêcher de profiter de ses bienfaits. Il est plus prudent d'être lâche, mais les récompenses sont d'autant moins intéressantes…
Jouez des cueilleurs pour amasser les ressources nécessaires à la préparation de vos potions, utilisez les sorcières pour vous déplacer sur le plateau et envoyez vos druides marchander les meilleurs prix auprès de vos acheteurs…
Quelles Rôles allez-vous secrètement choisir d'endosser ? Que vont choisir vos rivaux ? Qui sera brave et qui sera lâche ? Le vainqueur est le joueur détenant le plus de points de victoire après 7 manches.
Points forts :
• Un jeu de bluff et de tactique simple et original, idéal pour jouer en famille ou entre adultes
• Le nouveau titre de la gamme Alea, récompensé par le prestigieux Kennerspiel des Jahres en 2015
• Une version enrichie de “Malédiction”, un jeu de cartes ayant déjà fait ses preuves

Ce que j’en pense :
Dans Broom Service, chaque joueur dispose de deux pions, chacun étant déployé sur un des deux châteaux du plateau de jeu. Le plateau est divisé en plusieurs régions représentant des terrains particuliers (montagnes, collines, plaines et forêts), à partir desquels on aura accès à des tours dont les toits sont de différentes couleurs.
Les joueurs disposent également de 10 cartes rôles qui vont lui octroyer différentes actions :

  • Les cueilleurs (3 différents) vont aider les joueurs à collecter des ressources.
  • Les sorcières (4 différentes) vont permettre de se déplacer sur le plateau et de livrer des potions.
  • Les druides (2 différents) aident les joueurs à livrer, sans déplacement.
  • La fée des nuages, pour chasser et attraper des nuages (qui empêchent tout déplacement sur le lieu où ils sont).

En début de manche, chaque joueur va choisir 4 cartes parmi les 10 qu'il possède. Une fois les cartes jouées, la seconde manche commence, et ainsi de suite jusqu'à la septième manche.
A la fin de la partie, le joueur ayant le plus de points de victoire remportera la partie.

La grande originalité de Broom Service tient dans les cartes rôle qui permettent d'effectuer chacune deux actions au choix. Une action exécutée de façon brave et la deuxième de façon lâche.
Le premier choix (brave) rapportera beaucoup plus que le deuxième, uniquement si aucun joueur suivant n'aura fait le même choix avec la même carte. Autrement dit, si je suis le dernier joueur à exécuter une action en tant que brave, alors je gagne le maximum, les autres (même choix, même carte) ne gagnant rien.
Le deuxième choix (lâche) rapportera beaucoup moins, mais l'action est certaine d'aboutir.
Quand on sait que certaines livraisons ne pourront s'effectuer qu'une seule fois dans la partie, on comprendra que la programmation de ses actions nécessitera une observation attentive du plateau de jeu, ainsi qu'une optimisation réelle de ses choix et de ses déplacements pour livrer les précieuses fioles.
De part ses mécanismes originaux, le jeu bénéficie d’une forte interaction et d’un niveau de bluff non négligeable. 
Il y règne aussi un certain chaos joyeux (ou pas) qui pourra gêner les joueurs très calculateurs.
Relativement rapide et léger, Broom Service est un jeu agréable, pour une durée convenable, qui conviendra parfaitement à un public familial. Les joueurs confirmés préféreront le verso du plateau de jeu avec l’ajout de nombreuses nouvelles tuiles. De plus, les variantes permettent une bonne rejouabilité.
Bien qu’assez simple, la règle n’est pas toujours très claire et une partie d’initiation sera nécessaire pour intégrer tous les rouages du jeu.

Un jeu très agréable si on adhère au thème et si le fait de ne pas pouvoir tout contrôler ne rebute pas.

A noter : Ce jeu est l'adaptation plateau du jeu Malédiction! sorti en 2008.

Ce jeu s’adresse :
Grand public,
Public familial.

Les points positifs :
Plateau double face : un côté débutant et un côté expert,
Mécanismes originaux grâce aux deux niveaux d'action des cartes rôle (brave ou lâche),
Parties fluides,
Présence des variantes pour un renouvellement des parties.

Réserves :
Une règle pas toujours très claire,
Un chaos présent qui peut gêner certains joueurs,
Peut être lassant et répétitif si on n'adhère ni au thème ni aux mécanismes.

Matériel :
Un plateau de jeu double face et des tuiles en carton épais. Des potions, des pions et des marqueurs de points de victoire en bois peint. 60 cartes de bonne qualité. Le tout servi par des illustrations simples, humoristiques et colorées correspondant bien au thème.






La fiche du jeu Broom Service sur le site de l'Association philÔjeux.

mardi 27 octobre 2015

Camelot

Un jeu de Reiner Knizia, illustré par François Bruel, édité par Asmodée
2002



Nombre de joueurs : Pour 2 à 5 joueurs

Age : 10 ans et +

Durée d'une partie : env. 40 minutes

Mécanismes :
  • Enchères
  • Hasard

Le thème :
Chevaliers

But du jeu :
A 2 ou 3 joueurs, le premier joueur qui obtient 5 jetons de couleurs différentes est déclaré vainqueur.

A 4 ou 5 joueurs, le premier joueur qui obtient 4 jetons de couleurs différentes est déclaré vainqueur.
Descriptif éditeur :
Cheveux courts, épées longues.

Prenez part au plus grand des tournois, celui organisé par le Roi Arthur en son château de Camelot et participez à des combats endiablés en prouvant votre valeur avec toutes 

les armes nobles du Moyen-âge (l'épée, la masse, la lance ou la hache), voire moins nobles (le bourpif !).


A l'aide de vos cartes, soyez plus fort que vos adversaires ! Un jeu drôle, rapide, tactique, pour toute la famille !
Ce que j’en pense :
Dans Camelot, les joueurs incarnent des chevaliers combattants en l'honneur de la reine Guenièvre. Chaque joueur possède au départ une main de 8 cartes, comprenant des cartes de couleur (violet, rouge, bleu, jaune et vert) correspondantes à des armes différentes et numérotées de 1 à 7, des cartes de soutien de couleur blanche et des cartes action. 
Le premier joueur est chargé de débuter un tournoi en choisissant une arme (couleur). Pour participer à la joute, les adversaires devront enchérir sur la couleur de façon à dépasser la valeur des dernières cartes jouées. Un joueur remporte le tournoi lorsque son dernier adversaire à abandonné (car ne pouvant pas faire une enchère supérieure). Le vainqueur remporte alors un jeton de la couleur correspondante à la dernière arme jouée.

Ce fut un plaisir certain de redécouvrir ce jeu qui prendra toute sa saveur si l’on y joue avec une humeur joviale et décontractée, sans chercher à être trop calculatoire.
La part de bluff et la présence des cartes actions apportent un certain chaos agréable et nécessaire pour un jeu qui serait sans doute assez rébarbatif sinon.
Le matériel est de bonne qualité et les illustrations pleines d’humour.
Si le jeu peut durer en longueur, il suffit d’aménager les règles en réduisant le nombre de tournois victorieux pour gagner.
Le côté trop léger du jeu peut déplaire à certains joueurs trop sérieux. A l'inverse, d'autres aimeront le côté décalé des parties.

Au final, Camelot n’a pas trop mal vieilli et reste un bon petit jeu de début ou de fin de soirée.
Ce jeu s’adresse :
Joueurs occasionnels,
Grand public.

Les points positifs :
Jeu léger au thème décalé,
Illustrations pleines d'humour.

Réserves :
Certaines parties un peu longues pour ce genre de jeu,
Élaboration d'une stratégie difficile (mais est-ce bien l'intérêt de ce jeu ?)

Matériel :
110 cartes agréables aux illustrations très humoristiques et 25 jetons en plastique (5 par couleur d'armes).





La fiche du jeu Camelot sur le site de l'Association philÔjeux.