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dimanche 13 décembre 2015

Broom Service

Un jeu de Andreas Pelikan et Alexander Pfister
illustré par Vincent Dutrait
édité par alea
2015



Nombre de joueurs : Pour 2 à 5 joueurs

Age : 10 ans et +

Durée d'une partie : entre 45 et 60 minutes

Mécanismes :
  • Bluff
  • Choix simultanés
  • Management - Choix de cartes
Le thème :
Fantasy

But du jeu :
Le vainqueur est le joueur détenant le plus de points de victoire après sept manches.

Descriptif éditeur :
Que les balais vrombissent et les potions surgissent !
Incarnez sorcières, druides et cueilleurs, maîtres dans l'art de la concoction d'étranges breuvages, et faites livrer vos puissantes potions dans tout le royaume grâce au “Broom Service”.

Principe du jeu :
À chaque manche, les joueurs choisissent 4 cartes Rôle parmi les 10 qu'ils ont en main, puis les joue une à une, chacun leur tour. Sur chaque carte figurent une Action Brave et une Action Lâche. Les Actions Braves vous procurent des effets très puissants, là où les Actions Lâches ne vous donnent que des avantages limités. Mais attention à ne pas être trop gourmand : si vous choisissez de l'Action Brave et qu'un autre joueur joue la même carte plus tard dans ce tour, il peut vous voler le Rôle et vous empêcher de profiter de ses bienfaits. Il est plus prudent d'être lâche, mais les récompenses sont d'autant moins intéressantes…
Jouez des cueilleurs pour amasser les ressources nécessaires à la préparation de vos potions, utilisez les sorcières pour vous déplacer sur le plateau et envoyez vos druides marchander les meilleurs prix auprès de vos acheteurs…
Quelles Rôles allez-vous secrètement choisir d'endosser ? Que vont choisir vos rivaux ? Qui sera brave et qui sera lâche ? Le vainqueur est le joueur détenant le plus de points de victoire après 7 manches.
Points forts :
• Un jeu de bluff et de tactique simple et original, idéal pour jouer en famille ou entre adultes
• Le nouveau titre de la gamme Alea, récompensé par le prestigieux Kennerspiel des Jahres en 2015
• Une version enrichie de “Malédiction”, un jeu de cartes ayant déjà fait ses preuves

Ce que j’en pense :
Dans Broom Service, chaque joueur dispose de deux pions, chacun étant déployé sur un des deux châteaux du plateau de jeu. Le plateau est divisé en plusieurs régions représentant des terrains particuliers (montagnes, collines, plaines et forêts), à partir desquels on aura accès à des tours dont les toits sont de différentes couleurs.
Les joueurs disposent également de 10 cartes rôles qui vont lui octroyer différentes actions :

  • Les cueilleurs (3 différents) vont aider les joueurs à collecter des ressources.
  • Les sorcières (4 différentes) vont permettre de se déplacer sur le plateau et de livrer des potions.
  • Les druides (2 différents) aident les joueurs à livrer, sans déplacement.
  • La fée des nuages, pour chasser et attraper des nuages (qui empêchent tout déplacement sur le lieu où ils sont).

En début de manche, chaque joueur va choisir 4 cartes parmi les 10 qu'il possède. Une fois les cartes jouées, la seconde manche commence, et ainsi de suite jusqu'à la septième manche.
A la fin de la partie, le joueur ayant le plus de points de victoire remportera la partie.

La grande originalité de Broom Service tient dans les cartes rôle qui permettent d'effectuer chacune deux actions au choix. Une action exécutée de façon brave et la deuxième de façon lâche.
Le premier choix (brave) rapportera beaucoup plus que le deuxième, uniquement si aucun joueur suivant n'aura fait le même choix avec la même carte. Autrement dit, si je suis le dernier joueur à exécuter une action en tant que brave, alors je gagne le maximum, les autres (même choix, même carte) ne gagnant rien.
Le deuxième choix (lâche) rapportera beaucoup moins, mais l'action est certaine d'aboutir.
Quand on sait que certaines livraisons ne pourront s'effectuer qu'une seule fois dans la partie, on comprendra que la programmation de ses actions nécessitera une observation attentive du plateau de jeu, ainsi qu'une optimisation réelle de ses choix et de ses déplacements pour livrer les précieuses fioles.
De part ses mécanismes originaux, le jeu bénéficie d’une forte interaction et d’un niveau de bluff non négligeable. 
Il y règne aussi un certain chaos joyeux (ou pas) qui pourra gêner les joueurs très calculateurs.
Relativement rapide et léger, Broom Service est un jeu agréable, pour une durée convenable, qui conviendra parfaitement à un public familial. Les joueurs confirmés préféreront le verso du plateau de jeu avec l’ajout de nombreuses nouvelles tuiles. De plus, les variantes permettent une bonne rejouabilité.
Bien qu’assez simple, la règle n’est pas toujours très claire et une partie d’initiation sera nécessaire pour intégrer tous les rouages du jeu.

Un jeu très agréable si on adhère au thème et si le fait de ne pas pouvoir tout contrôler ne rebute pas.

A noter : Ce jeu est l'adaptation plateau du jeu Malédiction! sorti en 2008.

Ce jeu s’adresse :
Grand public,
Public familial.

Les points positifs :
Plateau double face : un côté débutant et un côté expert,
Mécanismes originaux grâce aux deux niveaux d'action des cartes rôle (brave ou lâche),
Parties fluides,
Présence des variantes pour un renouvellement des parties.

Réserves :
Une règle pas toujours très claire,
Un chaos présent qui peut gêner certains joueurs,
Peut être lassant et répétitif si on n'adhère ni au thème ni aux mécanismes.

Matériel :
Un plateau de jeu double face et des tuiles en carton épais. Des potions, des pions et des marqueurs de points de victoire en bois peint. 60 cartes de bonne qualité. Le tout servi par des illustrations simples, humoristiques et colorées correspondant bien au thème.






La fiche du jeu Broom Service sur le site de l'Association philÔjeux.

mardi 8 décembre 2015

XenoShyft Onslaught

Un jeu de Michael Shinall et Keren Philosophales
illustré par Alejandro Raul Mirabal, Jonathan Gonzalez Gomez et Jeff Yu
édité par Edge Entertainment et CoolMiniOrNot
2015



Nombre de joueurs : Pour 1 à 4 joueurs

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : env. 60 minutes

Mécanismes :
  • Coopération - Alliance
  • Management - Choix de cartes
Le thème :
Science fiction

But du jeu :
Défendre efficacement la Base pendant neuf rounds pour que la mission soit couronnée de succès.

Descriptif éditeur :
XenoShyft est un jeu conçu pour 1 à 4 joueurs, chacun dirigeant l’une des Divisions de l’armée de NorTec : le Laboratoire, l’Infirmerie, l’Armurerie, l’Atelier de Recherche, la Caserne et l’Amirauté. Chacun de ces départements représente l’une des sections de la Base NorTec. À vous de la protéger pendant qu’elle mène à bien ses opérations sur le terrain.

Vous allez devoir coopérer efficacement avec vos équipiers pour ne pas succomber aux assauts incessants d’impitoyables abominations. Le but de votre mission n’est pas d’éradiquer cette menace, mais simplement d’y résister assez longtemps ! Tenez bon pendant neuf rounds contre ces horreurs afin que la Base accomplisse sa mission : vous pourrez ainsi survivre avec vos alliés pour continuer la lutte !

Ce que j’en pense :
Dans XenoShyft Onslaught, chaque joueur dirige une des six divisions de l'armée de NorTec et va devoir, durant les neuf rounds que dure la partie, repousser une invasion d'insectes mortels. Cette invasion se déroulera en trois vagues qui verront les insectes gagner en force et capacités au fur et à mesure des assauts.
Le round de jeu se compose de cinq phases :

  • La phase de pioche pendant laquelle les joueurs complètent leur main à six cartes.
  • La phase d'acquisition des ressources pendant laquelle les joueurs pourront acheter (s'ils ont suffisamment de Xenosathem, moyen de paiement dans le jeu) des objets et/ou des soldats de plus en plus puissants.
  • La phase de déploiement pendant laquelle chacun va organiser ses soldats sur la ligne de front.
  • La phase de combat ou il va falloir essayer de repousser les terribles bêtes avant qu'elles n'atteignent la base.
  • La phase de Bilan durant laquelle on estime les dégâts, on peut défausser des cartes encore en main, on ravitaille les objets épuisés et on fait progresser le compteur de Vague d'un point.


XenoShyft Onslaught est un jeu de deckbuilding - dans lequel on va faire évoluer son paquet de cartes de départ tout au long de la partie - mâtiné de Tower Defense, où il faudra résister à des assauts de plus en plus violents. Le but étant de récupérer des cartes de puissance croissante pour pouvoir faire face aux différents assauts ennemis. Il s'agit de plus d'un des rares jeux de ce style à être coopératif, à savoir que tous les joueurs gagneront ou perdront ensemble. Et de la coopération, il va y en avoir besoin car, autant le dire, le jeu est très difficile et il sera rare durant les premières parties de passer le sixième round. Comme dans tout jeu de construction de paquet, une bonne connaissance des cartes sera un atout indéniable pour maîtriser les meilleures combinaisons qui serviront à contrer tel ou tel monstre.

Passée la phase d'apprentissage des règles (dans lesquelles malheureusement quelques zones d'ombre subsistent), le jeu est assez fluide, avec des phases pouvant se jouer simultanément. Seule la phase de combat se déroulera à tour de rôle, avec néanmoins la possibilité laissée aux joueurs de jouer des cartes en soutien lors du tour d'un autre. L'originalité étant que les cartes jouées par les alliés lors de notre tour termineront dans notre défausse. Il faudra donc tout au long de la partie bien gérer ses cartes pour déterminer celles qui seront à partager et celles qui seront à conserver.
Hormis une difficulté très élevée et une victoire dépendante en grande partie du tirage des objets de départ (neuf objets tirés aléatoirement et dont l'absence de certains sera très préjudiciable), on pourra aussi regretter des mécanismes un peu répétitifs, pouvant engendrer une certaine lassitude face à une partie que l'on sait perdue d'avance. De plus, la durée de jeu de 60 minutes indiquée sur la boîte sera largement dépassée lors des premières parties à quatre joueurs.

Mais si l'on commence à maîtriser un peu les cartes et que l'on a un bon stock d'objets à disposition, les parties pourront être tendues, génératrices d'adrénaline, dans une ambiance rappelant indéniablement celle du film Starship Trooper. Les illustrations, très réalistes, concourent à l'immersion et les nombreuses défaites pourront être l'occasion de rejouer pour essayer de nouvelles stratégies.

Au final, XenoShyft Onslaught est un jeu pas inintéressant une fois les cartes maîtrisées. L'aspect coopératif ne prendra toute sa valeur qu'après quelques parties et un acharnement ludique pourra laisser entrevoir la victoire, pour peu que l'on ne se soit pas lassé avant.
Une FAQ (Foire Aux Questions) est aussi très attendue pour préciser certaines règles et des extensions seront fortement conseillées pour allonger la durée de vie du jeu.

Ce jeu s’adresse :
Joueurs confirmés.

Les points positifs :
Aspect coopératif,
Illustrations permettant l'immersion dans le thème,
Tours de jeu assez fluides.

Réserves :
Difficulté élevée,
Peut être répétitif et lassant,
Règle pouvant être clarifiée.

Matériel :
425 cartes de bonne qualité aux illustrations permettant une bonne immersion dans le thème. Les différents plateaux de jeu (Vague, Objets et lignes de front) sont en carton un peu léger. Ils risquent très rapidement de subir les effets du jeu et de se gondoler. Les jetons Capacité et Dégâts sont en plastique, également très léger, et mériteraient, pour les premiers, une clarification des règles quant à leur utilisation.





La fiche du jeu XenoShyft Onslaught sur le site de l'Association philÔjeux.

samedi 28 novembre 2015

Gloom

Un jeu de Keith Baker
illustré par Scott Reeves
édité par Edge Entertainment
2014



Nombre de joueurs : Pour 2 à 4 joueurs

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : env. 60 minutes

Mécanismes :
  • Affrontement
  • Combinaisons
  • Management - Choix de cartes
Le thème :
Horreur
Humour noir

But du jeu :
Il s'agit d'infliger aux membres marginaux et misanthropes d'une famille excentrique les plus effroyables tragédies avant de leur accorder la consolation bien méritée du trépas. Le jeu s'achève dès qu'une famille est entièrement décimée. Chaque joueur additionne les points de Pathos visibles sur chacune des cartes de ses personnages défunts pour obtenir leur score d'Estime de soi, puis fait le total pour obtenir son score de Famille. Le joueur dont le score de Famille est le moins élevé est déclaré vainqueur.

Descriptif éditeur :
Dans le jeu de cartes Gloom, vous prenez en main le destin des membres marginaux et misanthropes d’une famille excentrique.

Le but du jeu, aussi funeste soit-il, n’en demeure pas moins simple : il s’agit pour vous de leur infliger les plus effroyables tragédies avant de leur accorder la consolation bien méritée du trépas.

Vous jouerez sur vos personnages d’horribles malheurs, comme Chassé par des Caniches ou Nargué par des Nains, tout en réconfortant ceux de vos adversaires avec force mariages et heureuses occasions.

Les cartes transparentes révèlent ou dissimulent les effets de celles qu’elles recouvrent. À la fin, le total que vous voyez au travers détermine votre score.

Que l’âme la plus tourmentée l’emporte !

Ce que j’en pense :
Chaque joueur dispose, visibles devant lui, 5 cartes Personnage issus d'une même famille et pioche une main de 5 autres cartes.
Parmi les cartes à disposition, il y a :

  • des cartes Modificateur, qui vont modifier, en négatif ou positif, les points de Pathos,
  • des cartes Evénement avec un effet immédiat,
  • des cartes Mort Prématurée qui transforment des personnages vivants et inutiles en personnages morts rentables.

A son tour, chacun peut effectuer 2 actions (parmi jouer, défausser 1 carte, ou passer), puis compléter sa main à 5 cartes si besoin. il sera néanmoins interdit de jouer une carte mort prématurée en deuxième action.
Le jeu se terminera lorsqu'une famille sera totalement décédée. Il suffira alors de compter les points de Pathos visibles sur les cadavres. Le joueur qui en comptera le moins sera déclaré vainqueur.

Ce qui fait tout le charme de Gloom, c'est son humour parfaitement décalé, non sans rapport avec l'univers délirant de la famille Addams. Il faudra en effet affubler les membres de sa famille des maux les plus terribles de façon à ce que diminue leur niveau de Pathos. A contrario, on pourra jouer des événements heureux sur les personnages des familles adverses pour le leur faire augmenter.
Il y a de plus dans Gloom une dimension narrative (induite par les cartes) non négligeable, voire même indispensable, pour insuffler au jeu l'ambiance et le petit grain de sel délirant qui feront essentiellement l'intérêt des parties.
Côté mécanismes, on reste dans le classique pour un jeu de ce type (Management, choix de cartes / Combinaisons) si ce n'est les cartes transparentes qui mettront en valeur les différents modificateurs.
Le hasard inhérent à tout jeu de cartes, associé à certains effets dévastateurs des cartes Evénements - et le chaos qui en découle - rebuteront les gros tacticiens.

Mais pour peu qu'on accepte le second degré et qu'on s'implique activement à la narration d'histoires loufoques et délirantes induites par les Textes d'ambiance des cartes, ou pourra apprécier le jeu et passer un excellent moment ludique. De plus, après quelques parties, une bonne connaissance des cartes permettra d'élaborer un soupçon de stratégie. A déconseillé tout de même aux joueurs introvertis.

Ce jeu s’adresse :
Grand public.

Les points positifs :
Thème décalé et second degré,
Ambiance assurée si l'aspect narratif est respecté.

Réserves :
Hasard et chaos très présents,
Risque d'ennui si l'on n'adhère pas au thème.

Matériel :
Les 110 cartes en Rhodoïd transparent sont bien pensées et mettent en valeur les mécanismes ludiques développés dans le jeu. Les illustrations participent à l'ambiance. Je doute néanmoins qu'une utilisation prolongée laisse les cartes intactes. On aurait de plus aimé un conditionnement un peu plus solide car la boîte en carton léger sera très vite abîmée.






La fiche du jeu Gloom sur le site de l'Association philÔjeux.

jeudi 12 novembre 2015

Deus

Un jeu de Sébastien Dujardin
illustré par Ian Parovel, Christine Deschamps, Misda, Paul Laffond
édité par Pearl Games
2014



Nombre de joueurs : Pour 2 à 4 joueurs

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : env. 90 minutes

Mécanismes :
  • Gestion de main
  • Management - Choix de cartes
  • Placement
Le thème :
Antiquité,
Civilisations,
Colonisation.

But du jeu :
Le joueur qui a le plus de points de victoire gagne la partie.

Descriptif éditeur :
A la tête d’une civilisation du monde antique, vous explorez des terres inconnues pour développer votre empire. 
Fondez des nouvelles villes et construisez des bâtiments pour exploiter les ressources naturelles, établir des routes commerciales, partir à la conquête des villages barbares ou accroître vos connaissances scientifiques.
N’oubliez pas d’entretenir de bonnes relations avec les dieux !
Rendez-leur hommage en leur faisant des offrandes et en construisant des temples fabuleux.

Chaque joueur commence une partie de Deus avec une main de 5 cartes Bâtiment. à son tour, un joueur doit choisir parmi les 2 actions disponibles : construire un bâtiment ou faire une offrande à un dieu.

Construire un bâtiment consiste à jouer une carte Bâtiment et à poser le pion en bois associé dans une région du plateau de jeu. Le joueur doit placer la carte dans la colonne correspondante de son plateau individuel et peut ensuite profiter du pouvoir de toutes les cartes de cette colonne, en commençant par celle du bas. Les pouvoirs des bâtiments permettent entre autres de gagner des points de victoire (PV), de l’or, des ressources ou d’attaquer ses adversaires. Il est également possible de construire des temples qui rapporteront des points de victoire en fin de partie.

Faire une offrande à un dieu consiste à défausser des cartes pour recevoir l’aide du dieu associé à l’une de ces cartes. Le joueur pioche ensuite des cartes pour en avoir 5 en main.

La fin de partie est déclenchée lorsque l’une des conditions suivantes est réalisée :

- tous les villages barbares ont été attaqués,

- tous les temples ont été construits.

Le joueur qui a le plus de points de victoire (PV) gagne la partie.

Ce que j’en pense :
Dans Deus, chaque joueur est à la tête d'une civilisation antique prenant pied sur un nouveau continent. il appartiendra à chacun de se développer et de conquérir de nouveaux territoires en combattant les tribus barbares, tout en entretenant avec les dieux des ententes cordiales permettant d'obtenir certains avantages.

Après la mise en place du plateau (modulable en fonction du nombre de joueurs), les joueurs disposeront d'une réserve de matière première (blé, argile, pierre et bois, classique), d'argent, d'un certain nombre de points de victoire acquis, de deux bâtiments actifs posés sur son plateau individuel et de 5 cartes. Chaque joueur doit ensuite à son tour choisir une action parmi :


  • Construire un bâtiment.
  • Faire une offrande à un Dieu.

La construction d'un bâtiment permet de se développer sur le plateau de jeu et de conquérir de nouveaux territoires. Il existe des bâtiments de différents types (maritime, production, scientifique, civil et militaire), et chaque joueur dispose d'une réserve de 5 bâtiments, ni plus ni moins (dont 2 sur son plateau individuel au début du jeu). La construction se fera grâce à la pose d'une carte correspondante au bâtiment (à condition de posséder un jeton de bâtiment du type choisi). En plus d'investir le territoire, poser une carte activera le pouvoir de cette dernière, ainsi que les pouvoirs des cartes de même famille ayant été posées auparavant.
L'action Construire un bâtiment permet aussi d'ériger un temple, sachant que la construction du dernier temple sera une des conditions de fin de jeu.
Bien entendu, aucune carte n'est gratuite, et il faudra posséder en réserve le nombre de ressources et d'argent requis pour avoir le droit de la mettre en jeu.

Faire une offrande à un Dieu permet de se réapprovisionner en bâtiments, cartes, argent ou matières premières.

Il existe deux conditions de fin de partie :
Poser le dernier temple ou détruire le dernier village barbare. Après un dernier tour de jeu, le joueur ayant le plus de points de victoire est déclaré vainqueur.

Même s'il est plutôt orienté expansion de territoire, Deus a tous les atouts d'un vrai jeu de civilisation, sans l'inconvénient des interminables parties que supposent généralement les jeux de ce type.
Dans Deus, nous ne pouvons faire qu'une action à chaque tour. C'est peu, sachant que l'on doit gérer ses ressources, ses bâtiments disponibles et ses points de victoire. Chaque action devra donc être très réfléchie et choisie avec beaucoup d'opportunisme en fonction des cartes que l'on aura en main et de notre politique de développement sur le territoire à conquérir.
En raison de la réaction en chaîne des activations des effets des cartes, Deus est clairement orienté jeu de combinaisons. La connaissance des cartes après deux ou trois parties sera donc un avantage indéniable sur des néo-joueurs.
Mais pour des personnes ayant une connaissance identique du jeu, rien ne sera joué avant les derniers tours, et il ne sera pas rare de voir une certitude de victoire disparaître rageusement à cause d'une traître combo de dernière minute.
L'interaction entre les joueurs est assez faible mis à part quelques attaques militaires qui pourront néanmoins être pénibles si l'on y prend pas garde.
Le thème est relativement accessoire avec un matériel, correct, mais qui n'aide pas à l'immersion.

Les points forts de Deus sont donc des mécanismes originaux qui permettent de jouer un jeu d'expansion territoriale en 90 minutes, avec des parties tendues et équilibrées.

Un très bon jeu.

Ce jeu s’adresse :
Joueurs confirmés.

Les points positifs :
Mécanismes originaux,
Parties rapides, équilibrées et tendues,
Règle simple et claire.

Réserves :
Thème peu (voire pas) présent,
Illustrations correctes, sans plus.

Matériel :
Les jetons en bois de différentes couleurs à la forme des bâtiments sont très agréables. On aurait aimé une même qualité et un même soin éditorial pour le reste du matériel.






La fiche du jeu Deus sur Jedisjeux.


La fiche du jeu Deus sur Tric Trac.