Affichage des articles dont le libellé est Edge Entertainment. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Edge Entertainment. Afficher tous les articles

lundi 4 avril 2016

Blood Rage

Un jeu de Eric M. Lang
illustré par Adrian Smith
édité par CoolMiniOrNot, Edge Entertainment
2015



Nombre de joueurs : Pour 2 à 4 joueurs (5 avec extension)

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : env. 90 minutes

Mécanismes :
  • Conquête - Affrontement
  • Draft
  • Points d'action
Le thème :
Mythologie Viking.

But du jeu :
Le but du jeu est d'accumuler le plus de gloire possible avant que le monde ne sombre dans les flammes. Vous gagnez de la gloire lors des batailles, en pillant, en accomplissant des quêtes pour les Dieux ou en mourant vaillamment au combat. Le jeu se déroule sur trois Ages, tandis que le Ragnarök consume lentement le monde. Le joueur ayant le plus de gloire à la fin de la partie est déclaré vainqueur.

Descriptif éditeur :
Dans Blood Rage, les joueurs prennent le contrôle de puissants clans Vikings en quête de gloire avant que le monde ne touche à sa fin dans une ambiance d’apocalypse. Tandis que le Ragnarök consume la terre, les Vikings vont devoir faire ce qu’ils font le mieux : envahir et piller, tuer et mourir dans des batailles épiques. La vie est éphémère, mais la gloire est éternelle !

Pour un Viking, de nombreuses voies mènent à la gloire. Vous pouvez envahir et piller des territoires pour en récolter les bénéfices, écraser vos adversaires dans la bataille, accomplir des quêtes ou même périr d’une mort glorieuse. Les joueurs font un draft avec des cartes représentant les dons des dieux qui vont les aider dans leur quête. Ces dons offrent de nombreuses stratégies en vous soutenant dans les batailles, en vous fournissant d’astucieuses tactiques ou en punissant ceux qui vous terrassent. Développez votre clan grâce à de puissants Vikings, à des capacités uniques, ou même en recrutant des créatures légendaires de la mythologie Scandinave pour qu’elles combattent à vos côtés !

Ce que j’en pense :
Dans Blood Rage, les joueurs incarnent les membres d'une tribu Viking dont le but est d'acquérir le maximum de points de gloire avant la destruction du monde. Le jeu se déroule en trois Ages comprenant chacun plusieurs phases :

  • 1) le Don des Dieux. Certainement la phase la plus importante du jeu, qui consiste en un draft visant à acquérir les six cartes qu'on aura à sa disposition pendant l'âge en cours. Le choix de ces cartes orientera la stratégie et les actions possibles pour chaque Age.
  • 2) les Actions. Chacun pourra effectuer un certain nombre d'actions en dépensant le nombre de points de rage nécessaire à leur accomplissement. Le nombre de points de rage à disposition dépend du niveau de rage atteint par son clan à la fin de chaque âge (6 en début de partie). Les actions possibles sont : Invasion (mettre une figurine en jeu) - Marche (déplacer un certain nombre de figurines d'une région à une autre) - Amélioration (poser une carte qui permet d'améliorer les compétences des combattants de sa tribu) - Quête (poser une carte quête qui rapportera des points de gloire si elle est réussie) - Pillage (piller une région pour recevoir une récompense, les combats auront lieu pendant cette phase). Les guerriers morts lors des combats rejoindront le Valhalla et réintégreront la réserve des joueurs en fin d'âge.

Lors de cette phase, chaque joueur, à tour de rôle, pourra jouer une (et une seule) action. Une joueur qui ne peut, ou ne veut, plus participer pourra passer. La phase se termine lorsque tous les joueurs ont passé.

  • 3) la Défausse. Les joueurs défaussent les cartes restantes de leur main de façon en n'en garder qu'une.
  • 4) les Quêtes. Révélation des cartes quêtes et gain des récompenses (sous forme de points de gloire) en cas de réussite.
  • 5) le Ragnarök. Une province est définitivement détruite. Les guerriers qui l'occupaient rejoignent le Valhalla.
  • 6) le Retour du Valhalla. Retour des figurines détruites dans les mains de leur propriétaire.


On passe ensuite à l'âge suivant.

La partie se termine à la fin du troisième âge. Celui qui aura alors le plus de points de gloire sera déclaré vainqueur.

Malgré de nombreuses et magnifiques figurines qui permettent une excellente immersion dans le thème, Blood Rage n'est pas un jeu de figurines. C'est un jeu de plateau très exigeant aux mécanismes ingénieux, réglés au millimètre. Les règles sont acquises très rapidement mais il faudra quelques parties pour bien maîtriser l'usage des cartes et optimiser la phase de draft (si je prends cette carte, je laisse celle-ci qui m'intéresse aussi, dilemme...). Il faudra ensuite organiser ses actions dans un bon timing pour réaliser ce qui était prévu (et éventuellement contrecarrer l'expansion adverse), sans avoir la mauvaise surprise d'une carte jouée par un adversaire venant malheureusement perturber (voire anéantir) la stratégie échafaudée.
Grâce aux cartes et aux combinaisons possibles, Blood Rage permet heureusement de marquer des points de nombreuses façons, que ce soit en améliorant notre armée, en invoquant l'aide des Dieux, en réalisant des quêtes ou en récupérant la gloire des guerriers morts au combat. Pour être assuré d'obtenir les fameux points de gloire, il vaudra mieux d'ailleurs tenter d'équilibrer les différents types de cartes en sa possession plutôt que de se lancer dans une seule voie, peut-être lucrative, mais aussi beaucoup plus facile à contrer.
La multiplicité des combinaisons et des actions confère au jeu une bonne rejouabilité. Et même si les parties peuvent être un peu longues - il faut bien compter 2 heures à 5 joueurs (extension cinquième joueur nécessaire) - l'envie d'en découdre à nouveau est bien présente pour essayer telle ou telle autre stratégie. 
Avec un hasard très maîtrisé grâce à la phase de draft, des mécanismes précis, une optimisation importante des actions et la durée de certaines parties, Blood Rage n'est clairement pas un jeu familial. Mais il conviendra parfaitement à des joueurs confirmés et exigeants.

Ce jeu s’adresse :
Joueurs confirmés.

Les points positifs :
Matériel magnifique rendant l'immersion dans le thème excellente,
Règle rapidement intégrée,
Mécanismes précis pour un jeu exigeant.

Réserves :
Prix (il faut bien payer les figurines),
Extension 5ème joueurs en plus,
Certaines combinaisons vraiment très (trop ?) puissantes.

Matériel :
Magnifique ! Les figurines sont extrêmement bien sculptées et détaillées. Les cartes sont de qualité correcte, bien qu'un peu petites. Des cartes de taille standard n'auraient pas nui au jeu. Les plateaux de jeu individuels sont en cartoline, un peu légers à mon goût. Par contre, il sont conçus de façon très intelligente, avec tous les espaces nécessaires et un rappel des différentes actions possibles.
Le plateau principal est en carton épais, de même que les différents jetons du jeu.







mardi 8 décembre 2015

XenoShyft Onslaught

Un jeu de Michael Shinall et Keren Philosophales
illustré par Alejandro Raul Mirabal, Jonathan Gonzalez Gomez et Jeff Yu
édité par Edge Entertainment et CoolMiniOrNot
2015



Nombre de joueurs : Pour 1 à 4 joueurs

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : env. 60 minutes

Mécanismes :
  • Coopération - Alliance
  • Management - Choix de cartes
Le thème :
Science fiction

But du jeu :
Défendre efficacement la Base pendant neuf rounds pour que la mission soit couronnée de succès.

Descriptif éditeur :
XenoShyft est un jeu conçu pour 1 à 4 joueurs, chacun dirigeant l’une des Divisions de l’armée de NorTec : le Laboratoire, l’Infirmerie, l’Armurerie, l’Atelier de Recherche, la Caserne et l’Amirauté. Chacun de ces départements représente l’une des sections de la Base NorTec. À vous de la protéger pendant qu’elle mène à bien ses opérations sur le terrain.

Vous allez devoir coopérer efficacement avec vos équipiers pour ne pas succomber aux assauts incessants d’impitoyables abominations. Le but de votre mission n’est pas d’éradiquer cette menace, mais simplement d’y résister assez longtemps ! Tenez bon pendant neuf rounds contre ces horreurs afin que la Base accomplisse sa mission : vous pourrez ainsi survivre avec vos alliés pour continuer la lutte !

Ce que j’en pense :
Dans XenoShyft Onslaught, chaque joueur dirige une des six divisions de l'armée de NorTec et va devoir, durant les neuf rounds que dure la partie, repousser une invasion d'insectes mortels. Cette invasion se déroulera en trois vagues qui verront les insectes gagner en force et capacités au fur et à mesure des assauts.
Le round de jeu se compose de cinq phases :

  • La phase de pioche pendant laquelle les joueurs complètent leur main à six cartes.
  • La phase d'acquisition des ressources pendant laquelle les joueurs pourront acheter (s'ils ont suffisamment de Xenosathem, moyen de paiement dans le jeu) des objets et/ou des soldats de plus en plus puissants.
  • La phase de déploiement pendant laquelle chacun va organiser ses soldats sur la ligne de front.
  • La phase de combat ou il va falloir essayer de repousser les terribles bêtes avant qu'elles n'atteignent la base.
  • La phase de Bilan durant laquelle on estime les dégâts, on peut défausser des cartes encore en main, on ravitaille les objets épuisés et on fait progresser le compteur de Vague d'un point.


XenoShyft Onslaught est un jeu de deckbuilding - dans lequel on va faire évoluer son paquet de cartes de départ tout au long de la partie - mâtiné de Tower Defense, où il faudra résister à des assauts de plus en plus violents. Le but étant de récupérer des cartes de puissance croissante pour pouvoir faire face aux différents assauts ennemis. Il s'agit de plus d'un des rares jeux de ce style à être coopératif, à savoir que tous les joueurs gagneront ou perdront ensemble. Et de la coopération, il va y en avoir besoin car, autant le dire, le jeu est très difficile et il sera rare durant les premières parties de passer le sixième round. Comme dans tout jeu de construction de paquet, une bonne connaissance des cartes sera un atout indéniable pour maîtriser les meilleures combinaisons qui serviront à contrer tel ou tel monstre.

Passée la phase d'apprentissage des règles (dans lesquelles malheureusement quelques zones d'ombre subsistent), le jeu est assez fluide, avec des phases pouvant se jouer simultanément. Seule la phase de combat se déroulera à tour de rôle, avec néanmoins la possibilité laissée aux joueurs de jouer des cartes en soutien lors du tour d'un autre. L'originalité étant que les cartes jouées par les alliés lors de notre tour termineront dans notre défausse. Il faudra donc tout au long de la partie bien gérer ses cartes pour déterminer celles qui seront à partager et celles qui seront à conserver.
Hormis une difficulté très élevée et une victoire dépendante en grande partie du tirage des objets de départ (neuf objets tirés aléatoirement et dont l'absence de certains sera très préjudiciable), on pourra aussi regretter des mécanismes un peu répétitifs, pouvant engendrer une certaine lassitude face à une partie que l'on sait perdue d'avance. De plus, la durée de jeu de 60 minutes indiquée sur la boîte sera largement dépassée lors des premières parties à quatre joueurs.

Mais si l'on commence à maîtriser un peu les cartes et que l'on a un bon stock d'objets à disposition, les parties pourront être tendues, génératrices d'adrénaline, dans une ambiance rappelant indéniablement celle du film Starship Trooper. Les illustrations, très réalistes, concourent à l'immersion et les nombreuses défaites pourront être l'occasion de rejouer pour essayer de nouvelles stratégies.

Au final, XenoShyft Onslaught est un jeu pas inintéressant une fois les cartes maîtrisées. L'aspect coopératif ne prendra toute sa valeur qu'après quelques parties et un acharnement ludique pourra laisser entrevoir la victoire, pour peu que l'on ne se soit pas lassé avant.
Une FAQ (Foire Aux Questions) est aussi très attendue pour préciser certaines règles et des extensions seront fortement conseillées pour allonger la durée de vie du jeu.

Ce jeu s’adresse :
Joueurs confirmés.

Les points positifs :
Aspect coopératif,
Illustrations permettant l'immersion dans le thème,
Tours de jeu assez fluides.

Réserves :
Difficulté élevée,
Peut être répétitif et lassant,
Règle pouvant être clarifiée.

Matériel :
425 cartes de bonne qualité aux illustrations permettant une bonne immersion dans le thème. Les différents plateaux de jeu (Vague, Objets et lignes de front) sont en carton un peu léger. Ils risquent très rapidement de subir les effets du jeu et de se gondoler. Les jetons Capacité et Dégâts sont en plastique, également très léger, et mériteraient, pour les premiers, une clarification des règles quant à leur utilisation.





La fiche du jeu XenoShyft Onslaught sur le site de l'Association philÔjeux.

samedi 28 novembre 2015

Gloom

Un jeu de Keith Baker
illustré par Scott Reeves
édité par Edge Entertainment
2014



Nombre de joueurs : Pour 2 à 4 joueurs

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : env. 60 minutes

Mécanismes :
  • Affrontement
  • Combinaisons
  • Management - Choix de cartes
Le thème :
Horreur
Humour noir

But du jeu :
Il s'agit d'infliger aux membres marginaux et misanthropes d'une famille excentrique les plus effroyables tragédies avant de leur accorder la consolation bien méritée du trépas. Le jeu s'achève dès qu'une famille est entièrement décimée. Chaque joueur additionne les points de Pathos visibles sur chacune des cartes de ses personnages défunts pour obtenir leur score d'Estime de soi, puis fait le total pour obtenir son score de Famille. Le joueur dont le score de Famille est le moins élevé est déclaré vainqueur.

Descriptif éditeur :
Dans le jeu de cartes Gloom, vous prenez en main le destin des membres marginaux et misanthropes d’une famille excentrique.

Le but du jeu, aussi funeste soit-il, n’en demeure pas moins simple : il s’agit pour vous de leur infliger les plus effroyables tragédies avant de leur accorder la consolation bien méritée du trépas.

Vous jouerez sur vos personnages d’horribles malheurs, comme Chassé par des Caniches ou Nargué par des Nains, tout en réconfortant ceux de vos adversaires avec force mariages et heureuses occasions.

Les cartes transparentes révèlent ou dissimulent les effets de celles qu’elles recouvrent. À la fin, le total que vous voyez au travers détermine votre score.

Que l’âme la plus tourmentée l’emporte !

Ce que j’en pense :
Chaque joueur dispose, visibles devant lui, 5 cartes Personnage issus d'une même famille et pioche une main de 5 autres cartes.
Parmi les cartes à disposition, il y a :

  • des cartes Modificateur, qui vont modifier, en négatif ou positif, les points de Pathos,
  • des cartes Evénement avec un effet immédiat,
  • des cartes Mort Prématurée qui transforment des personnages vivants et inutiles en personnages morts rentables.

A son tour, chacun peut effectuer 2 actions (parmi jouer, défausser 1 carte, ou passer), puis compléter sa main à 5 cartes si besoin. il sera néanmoins interdit de jouer une carte mort prématurée en deuxième action.
Le jeu se terminera lorsqu'une famille sera totalement décédée. Il suffira alors de compter les points de Pathos visibles sur les cadavres. Le joueur qui en comptera le moins sera déclaré vainqueur.

Ce qui fait tout le charme de Gloom, c'est son humour parfaitement décalé, non sans rapport avec l'univers délirant de la famille Addams. Il faudra en effet affubler les membres de sa famille des maux les plus terribles de façon à ce que diminue leur niveau de Pathos. A contrario, on pourra jouer des événements heureux sur les personnages des familles adverses pour le leur faire augmenter.
Il y a de plus dans Gloom une dimension narrative (induite par les cartes) non négligeable, voire même indispensable, pour insuffler au jeu l'ambiance et le petit grain de sel délirant qui feront essentiellement l'intérêt des parties.
Côté mécanismes, on reste dans le classique pour un jeu de ce type (Management, choix de cartes / Combinaisons) si ce n'est les cartes transparentes qui mettront en valeur les différents modificateurs.
Le hasard inhérent à tout jeu de cartes, associé à certains effets dévastateurs des cartes Evénements - et le chaos qui en découle - rebuteront les gros tacticiens.

Mais pour peu qu'on accepte le second degré et qu'on s'implique activement à la narration d'histoires loufoques et délirantes induites par les Textes d'ambiance des cartes, ou pourra apprécier le jeu et passer un excellent moment ludique. De plus, après quelques parties, une bonne connaissance des cartes permettra d'élaborer un soupçon de stratégie. A déconseillé tout de même aux joueurs introvertis.

Ce jeu s’adresse :
Grand public.

Les points positifs :
Thème décalé et second degré,
Ambiance assurée si l'aspect narratif est respecté.

Réserves :
Hasard et chaos très présents,
Risque d'ennui si l'on n'adhère pas au thème.

Matériel :
Les 110 cartes en Rhodoïd transparent sont bien pensées et mettent en valeur les mécanismes ludiques développés dans le jeu. Les illustrations participent à l'ambiance. Je doute néanmoins qu'une utilisation prolongée laisse les cartes intactes. On aurait de plus aimé un conditionnement un peu plus solide car la boîte en carton léger sera très vite abîmée.






La fiche du jeu Gloom sur le site de l'Association philÔjeux.