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mercredi 26 octobre 2016

Expedition Northwest Passage

Un jeu de Yves Tourigny
illustré par Stéphane Poinsot
édité par Matagot
2013



Nombre de joueurs : Pour 2 à 4 joueurs

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : env. 60 minutes

Mécanismes :
  • Course
  • Tuiles
  • Points d'action
  • Programmation
  • Blocage
Le thème :
Exploration maritime
Aventure Polaire

But du jeu :
Le jeu se déroule sur dix saisons d'exploration. A chaque saison, les joueurs répartissent leur équipages pour manœuvrer leur Navire ou leur Traîneau à travers le dédale d'îles et de glaces de l'océan Arctique. Pendant le voyage, les Expéditions doivent survivre à l'interminable hiver polaire, sortir leurs Traîneaux, faire des observations et attendre que la glace recule à nouveau. A la fin de la dernière saison d'Exploration, les Expéditions qui reviennent de cette aventure remportent du prestige en fonction de leurs découvertes.

Descriptif éditeur :
Partez à la recherche de l’expédition Franklin. Dans cette aventure, vous devrez faire face au terrible hiver du Grand Nord. Selon les saisons, certaines voies maritimes seront gelées, et vous obligeront à délaisser votre bateau pour continuer l’exploration en traîneau.

Dans ces conditions climatiques extrêmes, il faudra parfois coopérer, mais seuls les plus habiles trouveront le passage vers le nord-ouest.

Vous découvrirez des territoires en plaçant des tuiles, marquerez des points en déplaçant vos hommes, en atteignant les points les plus à l’ouest de la carte, en collectant les traces de Franklin, et, bien sûr, en ramenant votre équipage à bon port au Canada.

Ce que j’en pense :
Dans Expedition Northwest Passage, chaque joueur incarne un chef d’expédition à la recherche des restes de l'expédition Franklin, disparue au milieu des glaces polaires dans les années 1847-1848 après avoir voulu trouver un passage entre la mer de Baffin et la mer de Beaufort dans l'océan Arctique.
Après la mise en place du plateau central (vide, le plateau de jeu se construira au fur et à mesure de la pose de tuiles Exploration), chaque joueur reçoit un plateau individuel à sa couleur sur lesquels sont représentées les différentes actions possibles et les différentes façons de scorer. Chacun reçoit également sept pions équipages qui permettront de réaliser les actions.
Le jeu se déroule ensuite en dix saisons d'Exploration, correspondant à dix déplacements du disque solaire sur le plateau central. En fonction de la position de ce dernier, une partie plus ou moins grande du plateau deviendra non navigable (heureusement qu'il y a les traîneaux...) ce qui engendrera des choix tactiques importants afin de ne pas rester bloqué.
Lors de chaque saison, les joueurs devront effectuer une action (en fonction du nombre de pions équipages à leur disposition) parmi lesquelles :

  • Piocher une tuile (coût : 1 pion équipage),
  • Rafraîchir les tuiles (remplacer les tuiles présentes) et Piocher (coût : 2 pion équipage),
  • Placer une tuile sur le plateau central (coût : 1 pion équipage),
  • Déplacer son Navire ou son Traîneau sur une tuile adjacente si la saison le permet (coût : 1 pion équipage),
  • Transférer une partie de son équipage du Navire vers le Traîneau (et inversement) pour pouvoir déployer et utiliser le Traîneau (coût : 1 pion équipage)
  • Explorer un site Franklin ou un Détroit (ramasser les jetons correspondants pour scorer davantage) (coût : 3 pions équipage)
  • Découvrir un Inuit ou un Cairn (ramasser les jetons correspondants pour scorer davantage) (coût : 2 pions équipage)
  • Passer son tour. Obligatoire s'il ne reste plus de pion équipage disponible, possible même s'il en reste. Le joueur ne pourra alors plus effectuer d'action jusqu'à la fin de la saison (coût : 0 pion équipage)

Il est possible d'effectuer une ou plusieurs actions supplémentaires moyennant, pour chacune, le paiement d'un pion équipage de plus que le coût normal.
Lorsque tous les joueurs ont passé, le Disque solaire est déplacé d'un cran et tous les pions Équipage utilisés redeviennent disponibles.
La partie se termine à la fin de la dixième saison d'Exploration ou lorsque toutes les Expéditions sont rentrées au Groenland.
On fera alors le décompte final des points. Celui qui en aura le plus sera déclaré vainqueur.

Malgré une règle relativement simple (6 pages bien illustrées) Expedition Northwest Passage est un jeu très exigeant. 
Il faudra sans cesse observer la progression des adversaires (une tuile posée pourra avantager un autre joueur), anticiper la course du Disque solaire (pour éviter de rester emprisonné dans les glaces) et optimiser ses actions au maximum. Malgré les différentes façons de scorer, il sera très difficile de redresser la barre si une partie est mal engagée (entre des joueurs de même expérience).
Malgré des tuiles et des jetons en carton un peu fin, le matériel est d'excellente qualité (meeples en bois sculpté pour différencier les navires, les traîneaux et les membres d'équipage) et les illustrations concourent parfaitement à l'immersion dans le thème.
Le côté aventure est accentué par la pose des tuiles Exploration, l'apparition progressive du plateau de jeu (différent à chaque partie, d'où une rejouabilité accrue) et les différents choix proposés aux joueurs (exploration des sites Franklin et des Détroits, découverte des Inuits et des Cairn, cartographie). Ceux-ci permettront d'autre part à chacun d'orienter sa stratégie, à savoir se spécialiser sur le ramassage de jetons de même catégorie pour faire des collections au dépend de la course ou au contraire tout axer sur la course en mettant de côté la partie exploration.
L'aspect course, bien que non déterminant, renforce quant à lui l'interaction entre les joueurs (choix des voies maritimes empruntées), déjà bien présent.
Enfin le hasard, non négligeable avec le tirage au sort des tuiles Exploration, sera atténué grâce à l'action Rafraîchir.

On l'aura compris, Expedition Northwest Passage n'est pas un jeu à mettre entre toutes les mains. La tension lors des parties, les choix proposés et l'optimisation nécessaire pour chaque coup le destinent en priorité à des joueurs confirmés.

Expedition Northwest Passage est un très beau jeu, aux nombreux mécanismes et au thème fort. Ses qualités ludiques et esthétiques lui permettent d'être régulièrement utilisé lors de nos soirées jeux.

Ce jeu s’adresse :
Joueurs confirmés

Les points positifs :
Règle simple mais jeu exigeant,
Thème fort,
Matériel et illustrations.

Réserves :
Mécanismes fades si on n'adhère pas au thème,
Tuiles et jetons en carton non suffisamment épais.

Matériel :
Superbe, réserves mises à part (voir ci-dessus). Les magnifiques illustrations renforcent l'immersion dans le thème. Les plateaux individuels comportent toutes les aides de jeu nécessaires (actions et décompte des points).







La fiche du jeu Expedition Northwest Passage sur Jedisjeux.


La fiche du jeu Expedition Northwest Passage sur Tric Trac.

lundi 4 avril 2016

Blood Rage

Un jeu de Eric M. Lang
illustré par Adrian Smith
édité par CoolMiniOrNot, Edge Entertainment
2015



Nombre de joueurs : Pour 2 à 4 joueurs (5 avec extension)

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : env. 90 minutes

Mécanismes :
  • Conquête - Affrontement
  • Draft
  • Points d'action
Le thème :
Mythologie Viking.

But du jeu :
Le but du jeu est d'accumuler le plus de gloire possible avant que le monde ne sombre dans les flammes. Vous gagnez de la gloire lors des batailles, en pillant, en accomplissant des quêtes pour les Dieux ou en mourant vaillamment au combat. Le jeu se déroule sur trois Ages, tandis que le Ragnarök consume lentement le monde. Le joueur ayant le plus de gloire à la fin de la partie est déclaré vainqueur.

Descriptif éditeur :
Dans Blood Rage, les joueurs prennent le contrôle de puissants clans Vikings en quête de gloire avant que le monde ne touche à sa fin dans une ambiance d’apocalypse. Tandis que le Ragnarök consume la terre, les Vikings vont devoir faire ce qu’ils font le mieux : envahir et piller, tuer et mourir dans des batailles épiques. La vie est éphémère, mais la gloire est éternelle !

Pour un Viking, de nombreuses voies mènent à la gloire. Vous pouvez envahir et piller des territoires pour en récolter les bénéfices, écraser vos adversaires dans la bataille, accomplir des quêtes ou même périr d’une mort glorieuse. Les joueurs font un draft avec des cartes représentant les dons des dieux qui vont les aider dans leur quête. Ces dons offrent de nombreuses stratégies en vous soutenant dans les batailles, en vous fournissant d’astucieuses tactiques ou en punissant ceux qui vous terrassent. Développez votre clan grâce à de puissants Vikings, à des capacités uniques, ou même en recrutant des créatures légendaires de la mythologie Scandinave pour qu’elles combattent à vos côtés !

Ce que j’en pense :
Dans Blood Rage, les joueurs incarnent les membres d'une tribu Viking dont le but est d'acquérir le maximum de points de gloire avant la destruction du monde. Le jeu se déroule en trois Ages comprenant chacun plusieurs phases :

  • 1) le Don des Dieux. Certainement la phase la plus importante du jeu, qui consiste en un draft visant à acquérir les six cartes qu'on aura à sa disposition pendant l'âge en cours. Le choix de ces cartes orientera la stratégie et les actions possibles pour chaque Age.
  • 2) les Actions. Chacun pourra effectuer un certain nombre d'actions en dépensant le nombre de points de rage nécessaire à leur accomplissement. Le nombre de points de rage à disposition dépend du niveau de rage atteint par son clan à la fin de chaque âge (6 en début de partie). Les actions possibles sont : Invasion (mettre une figurine en jeu) - Marche (déplacer un certain nombre de figurines d'une région à une autre) - Amélioration (poser une carte qui permet d'améliorer les compétences des combattants de sa tribu) - Quête (poser une carte quête qui rapportera des points de gloire si elle est réussie) - Pillage (piller une région pour recevoir une récompense, les combats auront lieu pendant cette phase). Les guerriers morts lors des combats rejoindront le Valhalla et réintégreront la réserve des joueurs en fin d'âge.

Lors de cette phase, chaque joueur, à tour de rôle, pourra jouer une (et une seule) action. Une joueur qui ne peut, ou ne veut, plus participer pourra passer. La phase se termine lorsque tous les joueurs ont passé.

  • 3) la Défausse. Les joueurs défaussent les cartes restantes de leur main de façon en n'en garder qu'une.
  • 4) les Quêtes. Révélation des cartes quêtes et gain des récompenses (sous forme de points de gloire) en cas de réussite.
  • 5) le Ragnarök. Une province est définitivement détruite. Les guerriers qui l'occupaient rejoignent le Valhalla.
  • 6) le Retour du Valhalla. Retour des figurines détruites dans les mains de leur propriétaire.


On passe ensuite à l'âge suivant.

La partie se termine à la fin du troisième âge. Celui qui aura alors le plus de points de gloire sera déclaré vainqueur.

Malgré de nombreuses et magnifiques figurines qui permettent une excellente immersion dans le thème, Blood Rage n'est pas un jeu de figurines. C'est un jeu de plateau très exigeant aux mécanismes ingénieux, réglés au millimètre. Les règles sont acquises très rapidement mais il faudra quelques parties pour bien maîtriser l'usage des cartes et optimiser la phase de draft (si je prends cette carte, je laisse celle-ci qui m'intéresse aussi, dilemme...). Il faudra ensuite organiser ses actions dans un bon timing pour réaliser ce qui était prévu (et éventuellement contrecarrer l'expansion adverse), sans avoir la mauvaise surprise d'une carte jouée par un adversaire venant malheureusement perturber (voire anéantir) la stratégie échafaudée.
Grâce aux cartes et aux combinaisons possibles, Blood Rage permet heureusement de marquer des points de nombreuses façons, que ce soit en améliorant notre armée, en invoquant l'aide des Dieux, en réalisant des quêtes ou en récupérant la gloire des guerriers morts au combat. Pour être assuré d'obtenir les fameux points de gloire, il vaudra mieux d'ailleurs tenter d'équilibrer les différents types de cartes en sa possession plutôt que de se lancer dans une seule voie, peut-être lucrative, mais aussi beaucoup plus facile à contrer.
La multiplicité des combinaisons et des actions confère au jeu une bonne rejouabilité. Et même si les parties peuvent être un peu longues - il faut bien compter 2 heures à 5 joueurs (extension cinquième joueur nécessaire) - l'envie d'en découdre à nouveau est bien présente pour essayer telle ou telle autre stratégie. 
Avec un hasard très maîtrisé grâce à la phase de draft, des mécanismes précis, une optimisation importante des actions et la durée de certaines parties, Blood Rage n'est clairement pas un jeu familial. Mais il conviendra parfaitement à des joueurs confirmés et exigeants.

Ce jeu s’adresse :
Joueurs confirmés.

Les points positifs :
Matériel magnifique rendant l'immersion dans le thème excellente,
Règle rapidement intégrée,
Mécanismes précis pour un jeu exigeant.

Réserves :
Prix (il faut bien payer les figurines),
Extension 5ème joueurs en plus,
Certaines combinaisons vraiment très (trop ?) puissantes.

Matériel :
Magnifique ! Les figurines sont extrêmement bien sculptées et détaillées. Les cartes sont de qualité correcte, bien qu'un peu petites. Des cartes de taille standard n'auraient pas nui au jeu. Les plateaux de jeu individuels sont en cartoline, un peu légers à mon goût. Par contre, il sont conçus de façon très intelligente, avec tous les espaces nécessaires et un rappel des différentes actions possibles.
Le plateau principal est en carton épais, de même que les différents jetons du jeu.







samedi 21 novembre 2015

Shakespeare

Un jeu de RV Rigal
illustré par Neriac et Arnaud Demaegd
édité par Ystari Games
2015



Nombre de joueurs : Pour 1 à 4 joueurs

Age : 13 ans et +

Durée d'une partie : env. 60 minutes

Mécanismes :
  • Combinaisons
  • Gestion
  • Points d'action
Le thème :
Théâtre.

But du jeu :
Vous avez 6 jours pour monter la pièce la plus grandiose possible et la présenter à la reine Elisabeth I. Pour cela, recrutez des acteurs et des artisans, montez des décors en symétrie, fabriquez des costumes et répétez. La clef du succès tient dans la persévérance ! Serez-vous le nouveau Shakespeare ?

Descriptif éditeur :
Six jours pour brûler les planches !

Les théâtres de Londres sont en émoi. Dans une semaine, sa majesté la Reine assistera à leurs nouveaux spectacles et accordera son soutien à l’une des troupes.

C’est l’occasion d’une vie pour les jeunes auteurs qui enflamment la populace avec des pièces toujours plus audacieuses et bigarrées. Mais comment créer un chef-d’oeuvre en si peu de temps ? 

Celui qui possède la réponse à cette épineuse question entrera probablement dans la légende des siècles !

Ce que j’en pense :
Chaque joueur incarne un auteur qui va devoir gérer la création théâtrale de sa pièce de A à Z en recrutant les acteurs, en embauchant les artisans spécialisés en construction des décors et confection des costumes, et en finalisant la mise en scène jusqu'à la "Générale".

Après la mise en place, le jeu se déroulera en une succession de 6 journées pendant lesquelles les joueurs pourront, en alternance, effectuer une action parmi :
- Recruter (obligatoire, une seule fois par journée) : au choix parmi des figurants, des acteurs, des artisans (costumière et décorateur), ou des personnages spéciaux (Orfèvre, Assistant, Reine),
- Activer un personnage en posant un de ses jetons activation (de 1 à 5 par journée) sur celui-ci :

  • - Activer un acteur permettra d'avancer dans la mise en scène de la pièce,
  • - Activer une costumière permettra de costumer les acteurs,
  • - Activer un décorateur permettra la construction et la mise en place du décor.

Ces trois activations permettront de gagner des points de prestige, garants de la victoire finale.

  • - Activer les personnages spéciaux rapportera des avantages ponctuels.

A la fin de la sixième journée, le joueur avec le plus de points de prestige gagne la partie.

On retrouve avec Shakespeare la saveur des gros jeux de gestion signés Ystari, comparable à un Caylus (en un peu moins complexe néanmoins) ou un Myrmes. La diversité des axes de développement induit des choix tactiques nombreux et nécessite la mise en place d'une stratégie dès le début du jeu. On pourra choisir un développement harmonieux (mise en scène, costumes et décors) ou privilégier deux des trois axes. On évitera de n'en choisir qu'un seul, trop dangereux en cas de blocage des adversaires notamment. Car dans shakespeare, même si l'interaction n'est pas le mécanisme principal du jeu et que l'on peut parfois se développer relativement tranquillement, le nombre réduit des comédiens, des éléments de décor ou de costumes lors de chaque journée va forcément amener des convoitises et des situations de blocages pour les joueurs désirant les mêmes pièces.

Avec des mécanismes somme toute classiques pour ce type de jeu (points d'action / gestion des pouvoirs d'activation) la grande originalité de Shakespeare vient de son thème : le théâtre, très peu exploité dans le monde du jeu de société. Souvent représenté par des jeux ou l'improvisation domine, on a ici la gestion d'une pièce de théâtre dans son intégralité, allant du recrutement des différents personnages (acteurs et artisans) jusqu'à la représentation Générale. A contrario, ce qui fait l'attrait du jeu peut aussi le désavantager si les joueurs ne sont pas réceptifs au thème. Les parties deviendront alors une suite de réflexions calculatoires sans piment ludique.

Mais pour peu qu'on adhère au thème, on pourra découvrir un jeu au matériel attractif et coloré, collant parfaitement à l'ambiance induite, accompagné d'une règle claire, lisible et agrémentée de nombreux exemples et illustrations.
Les parties seront très tendues et d’une durée acceptable si les joueurs ne sont pas de gros calculateurs.
Les tours s'enchaînent et les mécanismes participent activement à l'imprégnation du thème.
Au final, Shakespeare est un bon jeu de gestion, classique par ses mécanismes, mais très original par son thème.

On le réservera aux joueurs expérimentés.

Ce jeu s’adresse :
Joueurs confirmés.

Les points positifs :
Originalité du thème,
Parties relativement rapides pour un jeu de gestion,
Efficacité des mécanismes.

Réserves :
Parties ternes si l'on n'adhère pas au thème,
Interaction limitée.

Matériel :
Excellente qualité, collant parfaitement au thème. Des cartes joliment illustrées - un plateau principal, des plateaux individuels et plus d'une centaine de jetons en carton épais - des cylindres, disques et pion en bois coloré - différentes aides de jeu. Tout cela pouvant être rangé dans une boîte thermoformée.






La fiche du jeu Shakespeare sur le site de l'Association philÔjeux.