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dimanche 24 mars 2019

Orbis

Un jeu de Tim Amstrong
illustré par Davide Tosselo
édité par Space Cowboys
2018


Nombre de joueurs : Pour 2 à 4 joueurs

Age : 10 ans et +

Durée d'une partie : env. 60 minutes

Mécanismes :
  • Construction
  • Placement
  • Tuiles
Le thème :
Mythologie

But du jeu :
Avoir le plus de points de création.

Descriptif éditeur :
Vous êtes un dieu ! Créez le meilleur des mondes : le vôtre !
Sélectionnez les meilleurs terrains et assemblez-les dans votre univers. Choisissez votre dieu pour obtenir le plus de Points de Création et gagner la partie !

Dans ce jeu tactique de développement et de gestion de ressources, vous incarnez un dieu et vous avez un objectif : créer le meilleur des mondes. 
Le but est d’accumuler le plus de Points de Création mais à la fin de la partie, chacun, perdant comme gagnant, aura créé un univers cohérent. 

À chaque tour, vous avez le choix entre deux actions : acquérir un terrain et l’ajouter à votre Univers ou, une seule fois dans la partie, choisir un dieu qui vous apportera des bonus supplémentaires en fin de partie.
Pour acquérir un terrain, sélectionnez-le parmi les neuf qui flottent dans l’Éther au centre de la table et payez son coût en adorateurs. Tous les adorateurs présents sur ce terrain s’accumulent dans votre réserve.
Ajoutez ensuite ce terrain à votre univers en suivant des règles de pose simples : votre univers est pyramidal et chacune des tuiles de terrain doit reposer sur au moins une tuile du même type.

Chacun des cinq types de terrain vous octroie des bonus et des Points de Création spécifiques si vous respectez certaines contraintes.
La construction de votre univers est très libre et varie de partie en partie, mais elle est aussi très tactique, et le jeu se tend au fil de la partie.

Le dieu que vous avez choisi attend quant à lui près de votre univers, et le parachève en s’installant à son sommet. Il vous confère de précieux bonus… si vous remplissez les conditions indiquées sur sa tuile !
À la fin du quinzième tour, à l’issue d’un décompte de points rapide, le joueur avec le plus de Points de Création gagne la partie.

Devenez le plus grand des dieux et créez le meilleur des mondes !

Ce que j’en pense :
Un jeu simple en apparence, mais qui s'avère au final assez tendu et calculatoire, surtout à l'approche de la fin de partie. Les tours de jeu s'enchaînent de façon assez fluide et la durée est tout à fait correcte pour un jeu tout public. Malgré un thème vite oublié, Orbis permettra de passer un agréable moment ludique.

Ce jeu s’adresse :
Tout public.

Les points positifs :
Mécanismes et règle simples,
Temps de jeu,
Illustrations agréables.

Réserves :
Thème vite oublié,
Assez calculatoire, surtout en fin de partie.

Matériel :
Des tuiles colorées et joliment illustrées et des cubes en bois.





dimanche 15 novembre 2015

Barony

Un jeu de Marc André
illustré par Ismaël
édité par Matagot
2015



Nombre de joueurs : Pour 2 à 4 joueurs

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : env. 45 minutes

Mécanismes :
  • Conquête - Affrontement
  • Placement
Le thème :
Médiéval.

But du jeu :
Le joueur qui a le plus de points de victoire devient roi et gagne la partie.

Descriptif éditeur :
Aux marches de l’Empire, la tension est palpable : les luttes intestines pour la conquête du pouvoir prennent des proportions de plus en plus importantes.

En tant que baron, vous dirigez l’une des quatre familles les plus influentes de la région. A la tête de vos armées de chevaliers, vous devrez atteindre les régions les plus prospères, les faire vôtre mais surtout les défendre contre vos opposants !

Il vous faudra également gravir les marches du pouvoir, et un jour peut-être, devenir le nouveau roi !

Ce que j’en pense :
Après la mise en place du plateau (tuiles modulables en fonction du nombre de joueurs) et la disposition des premières cités et chevaliers, la partie se déroulera en une succession de tours de jeu pendant lesquels chaque joueur ne pourra faire qu’une action parmi :


  • Recrutement : qui consistera à mettre en jeu des chevaliers,
  • Déplacement : permet de déplacer 1 ou 2 chevaliers en vue d’expansion de territoire - et possibilité de récupérer des jetons Ressource,
  • Construction : permet de remplacer un chevalier par un village ou une forteresse et récolter ainsi des jeton Ressource,
  • Nouvelle cité : permet de remplacer un village par une cité et de gagner 10 points de victoire,
  • Expédition : permet d’envoyer des chevaliers sur une tuile éloignée (non adjacente à la tuile de départ),
  • Titre de noblesse : permet d’échanger un minimum de 15 points en jetons Ressource pour avancer sur la piste de score.

Lorsqu’un joueurs devient duc, on termine le tour de table et celui qui a le plus de points de victoire devient roi et gagne la partie.

Avec simplement quatre pages de règles, on est dans l’action ludique dès l’installation terminée. Les actions au choix sont très simples à retenir et parfaitement résumées sur une aide de jeu individuelle et indispensable.
Le fait de n’avoir qu’une seule action à chaque tour rend le jeu fluide sans temps mort, et on profitera même du tour des adversaires pour prévoir ses coups.
Très rapidement, on se rend compte que la partie va essentiellement se jouer sur la possession des tuiles les plus lucratives et la façon de les protéger, ce qui va induire des interactions rapides entre joueurs, d’autant plus que les territoires à disposition ne sont pas extensibles. La configuration du plateau étant modulable en fonction du nombre d’adversaires, les parties seront autant équilibrées et tendues à deux qu’à quatre.
Néanmoins, la simplicité des règles ne rend pas le jeu aisé, bien au contraire. Les actions devront être optimisées au maximum pour ne pas prendre de retard dans son expansion. Ainsi, Barony est le type même du jeu qui avantagera considérablement les joueurs l’ayant déjà pratiqué par rapport aux néophytes. Ainsi, la mise en place initiale des cités sur le plateau de jeu sera primordiale et pourra être déterminante.
Mais avec des joueurs de même expérience, les parties seront très serrées et la victoire ne sera souvent acquise qu’au dernier tour.

Après Splendor, Marc André signe là encore un excellent jeu, rapide, fluide, intense, qui ne manquera pas de gagner en intérêt au four et à mesure des parties.

Ce jeu s’adresse :
Joueurs confirmés.

Les points positifs :
Simplicité de la règle,
Parties rapides, fluides et intenses,
Superbe matériel.

Réserves :
Le thème peut s’effacer au profit des mécanismes,
Gros avantage en faveur des joueurs ayant déjà pratiqué.

Matériel :
Superbe.
Des jetons en bois sculptés en fonction des constructions à réaliser, avec des teintes nuancées pour différencier correctement certaine pièces.
Un plateau de score, des tuiles et des jetons ressource en carton épais au graphisme efficace.
Une aide de jeu individuelle très bien réalisée et indispensable.
A noter : des sacs de rangement en toile d’excellente facture peuvent être achetés en plus.






La fiche du jeu Barony sur le site de l'Association philÔjeux.

jeudi 12 novembre 2015

Deus

Un jeu de Sébastien Dujardin
illustré par Ian Parovel, Christine Deschamps, Misda, Paul Laffond
édité par Pearl Games
2014



Nombre de joueurs : Pour 2 à 4 joueurs

Age : 14 ans et +

Durée d'une partie : env. 90 minutes

Mécanismes :
  • Gestion de main
  • Management - Choix de cartes
  • Placement
Le thème :
Antiquité,
Civilisations,
Colonisation.

But du jeu :
Le joueur qui a le plus de points de victoire gagne la partie.

Descriptif éditeur :
A la tête d’une civilisation du monde antique, vous explorez des terres inconnues pour développer votre empire. 
Fondez des nouvelles villes et construisez des bâtiments pour exploiter les ressources naturelles, établir des routes commerciales, partir à la conquête des villages barbares ou accroître vos connaissances scientifiques.
N’oubliez pas d’entretenir de bonnes relations avec les dieux !
Rendez-leur hommage en leur faisant des offrandes et en construisant des temples fabuleux.

Chaque joueur commence une partie de Deus avec une main de 5 cartes Bâtiment. à son tour, un joueur doit choisir parmi les 2 actions disponibles : construire un bâtiment ou faire une offrande à un dieu.

Construire un bâtiment consiste à jouer une carte Bâtiment et à poser le pion en bois associé dans une région du plateau de jeu. Le joueur doit placer la carte dans la colonne correspondante de son plateau individuel et peut ensuite profiter du pouvoir de toutes les cartes de cette colonne, en commençant par celle du bas. Les pouvoirs des bâtiments permettent entre autres de gagner des points de victoire (PV), de l’or, des ressources ou d’attaquer ses adversaires. Il est également possible de construire des temples qui rapporteront des points de victoire en fin de partie.

Faire une offrande à un dieu consiste à défausser des cartes pour recevoir l’aide du dieu associé à l’une de ces cartes. Le joueur pioche ensuite des cartes pour en avoir 5 en main.

La fin de partie est déclenchée lorsque l’une des conditions suivantes est réalisée :

- tous les villages barbares ont été attaqués,

- tous les temples ont été construits.

Le joueur qui a le plus de points de victoire (PV) gagne la partie.

Ce que j’en pense :
Dans Deus, chaque joueur est à la tête d'une civilisation antique prenant pied sur un nouveau continent. il appartiendra à chacun de se développer et de conquérir de nouveaux territoires en combattant les tribus barbares, tout en entretenant avec les dieux des ententes cordiales permettant d'obtenir certains avantages.

Après la mise en place du plateau (modulable en fonction du nombre de joueurs), les joueurs disposeront d'une réserve de matière première (blé, argile, pierre et bois, classique), d'argent, d'un certain nombre de points de victoire acquis, de deux bâtiments actifs posés sur son plateau individuel et de 5 cartes. Chaque joueur doit ensuite à son tour choisir une action parmi :


  • Construire un bâtiment.
  • Faire une offrande à un Dieu.

La construction d'un bâtiment permet de se développer sur le plateau de jeu et de conquérir de nouveaux territoires. Il existe des bâtiments de différents types (maritime, production, scientifique, civil et militaire), et chaque joueur dispose d'une réserve de 5 bâtiments, ni plus ni moins (dont 2 sur son plateau individuel au début du jeu). La construction se fera grâce à la pose d'une carte correspondante au bâtiment (à condition de posséder un jeton de bâtiment du type choisi). En plus d'investir le territoire, poser une carte activera le pouvoir de cette dernière, ainsi que les pouvoirs des cartes de même famille ayant été posées auparavant.
L'action Construire un bâtiment permet aussi d'ériger un temple, sachant que la construction du dernier temple sera une des conditions de fin de jeu.
Bien entendu, aucune carte n'est gratuite, et il faudra posséder en réserve le nombre de ressources et d'argent requis pour avoir le droit de la mettre en jeu.

Faire une offrande à un Dieu permet de se réapprovisionner en bâtiments, cartes, argent ou matières premières.

Il existe deux conditions de fin de partie :
Poser le dernier temple ou détruire le dernier village barbare. Après un dernier tour de jeu, le joueur ayant le plus de points de victoire est déclaré vainqueur.

Même s'il est plutôt orienté expansion de territoire, Deus a tous les atouts d'un vrai jeu de civilisation, sans l'inconvénient des interminables parties que supposent généralement les jeux de ce type.
Dans Deus, nous ne pouvons faire qu'une action à chaque tour. C'est peu, sachant que l'on doit gérer ses ressources, ses bâtiments disponibles et ses points de victoire. Chaque action devra donc être très réfléchie et choisie avec beaucoup d'opportunisme en fonction des cartes que l'on aura en main et de notre politique de développement sur le territoire à conquérir.
En raison de la réaction en chaîne des activations des effets des cartes, Deus est clairement orienté jeu de combinaisons. La connaissance des cartes après deux ou trois parties sera donc un avantage indéniable sur des néo-joueurs.
Mais pour des personnes ayant une connaissance identique du jeu, rien ne sera joué avant les derniers tours, et il ne sera pas rare de voir une certitude de victoire disparaître rageusement à cause d'une traître combo de dernière minute.
L'interaction entre les joueurs est assez faible mis à part quelques attaques militaires qui pourront néanmoins être pénibles si l'on y prend pas garde.
Le thème est relativement accessoire avec un matériel, correct, mais qui n'aide pas à l'immersion.

Les points forts de Deus sont donc des mécanismes originaux qui permettent de jouer un jeu d'expansion territoriale en 90 minutes, avec des parties tendues et équilibrées.

Un très bon jeu.

Ce jeu s’adresse :
Joueurs confirmés.

Les points positifs :
Mécanismes originaux,
Parties rapides, équilibrées et tendues,
Règle simple et claire.

Réserves :
Thème peu (voire pas) présent,
Illustrations correctes, sans plus.

Matériel :
Les jetons en bois de différentes couleurs à la forme des bâtiments sont très agréables. On aurait aimé une même qualité et un même soin éditorial pour le reste du matériel.






La fiche du jeu Deus sur Jedisjeux.


La fiche du jeu Deus sur Tric Trac.